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Murielle Ahouré signe la meilleure performance de l'année au meeting de Houston

  • Ecrit par Linfodrome
  • Publié dans News

Pour sa première course de l’année, la championne d'Afrique du 100m n'a pas fait dans la dentelle.

A moins de deux mois des 17es championnats du monde d'athlétisme en salle, du 1er au 4 mars 2018 au National indoor arena de Birmingham, au Royaume-Uni, l'Ivoirienne Murielle Ahouré annonce déjà la couleur.

Elle a réalisé la meilleure performance de l'année au 60 m en signant un chrono de 7''11 au meeting de l’université de Houston, le vendredi 12 janvier à Etats-Unis.

Pour sa première course de l’année, la championne d'Afrique du 100m n'a pas fait dans la dentelle. La ''reine'' de Houston envoie un signal fort à ses fans. Comme quoi, elle s'est bien remise des problèmes, notamment sa blessure au genou et le décès de son père, qui ont beaucoup perturbé ses performances ces deux dernières années.

Désormais entre les mains expertes du coach Allan Powell et de l'Américaine Camelita Jeter, deuxième performeuse de l'histoire sur 100m, qui a raccroché les pointes l'année dernière, Murielle se porte bien. Celle qui a hissé l'athlétisme ivoirien en 2013 sous le feu des projecteurs en décrochant contre toute attente la médaille d'argent sur 60m (7''01), derrière la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce (6''98), aux Mondiaux en salle de Spot (Turquie), avant de signer une autre performance historique aux Championnats du monde, la même année à Moscou, avec deux médailles d'argent (100m et 200m), semble avoir retrouvé ses sensations.

La grande métropole du Texas, étroitement liée au Space center Houston, le centre spatial côtier de la Nasa, est devenue une terre promise pour celle qui a procuré beaucoup de joie aux Ivoiriens sur les pistes d'athlétisme à travers le monde.

L'année dernière, elle avait remporté le 60m en salle au Meeting de Houston (7''03). en ce début d'année 2018, elle vient de remettre le couvert. Affichant ainsi ses ambitions pour Birmingham en Angleterre. Une terre qu'elle avait quitté «le cœur lourd et peiné mais par amour pour mon Pays et pour tous ceux qui me soutiennent depuis le début de cette aventure», avait confié Murielle, en quittant les Mondiaux de Londres 2017.

«Il me fallait surmonter des obstacles et non des moindres pour être là où je suis», a-t-elle ajouté. Précisant que 2017 fut «une année terrible» avec le décès de son père qui continuait à la «déchirer». La championne avait eu aussi une pensée pour «l’extraordinaire coach Allan Powell et Camelita Jeter pour leur assistance et leurs conseils...». Ces deux spécialistes de la compétition de haut niveau ont su remettre Murielle en confiance afin qu'elle carbure au super aux Mondiaux en salle à Birmingham.