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Le FC Barcelone a encaissé les 222 M EUR de la clause libératoire de Neymar

  • Ecrit par AFP
  • Publié dans News

Le FC Barcelone "a reçu" les 222 M EUR de la clause libératoire de Neymar et va délivrer sous peu le certificat international (CIT) nécessaire pour valider le transfert de la star brésilienne vers le Paris SG, a déclaré à l'AFP une source du club.



"Le Barça a reçu et encaissé le chèque et par conséquent à partir de maintenant il met en route les démarches de transfert", a déclaré cette source.

Présenté à la presse vendredi dernier, le joueur le plus cher de l'histoire est toujours en attente du CIT pour pouvoir évoluer avec son nouveau club. Ce document est indispensable pour homologuer le contrat parisien de Neymar, qui espère faire ses débuts en Ligue 1 dimanche soir à Guingamp (21h00). La date limite avant laquelle doit être envoyé le CIT pour que l'attaquant puisse jouer en Bretagne est fixée à samedi soir avant minuit.

Document indispensable
Ce document administratif, qui évite qu'un joueur soit engagé avec deux clubs en même temps, est délivré par la fédération dont dépend le club vendeur. Il avait été sollicité par la Fédération française de football (FFF) jeudi 3 août, auprès de son homologue espagnole (RFEF). Mercredi, la FFF avait relancé la RFEF concernant ce CIT.

Mais la fédération espagnole disait attendre l'accord de Barcelone avant de délivrer le fameux document, et le club catalan, de son côté, expliquait que le document ne serait transmis qu'une fois que l'argent de la gigantesque clause libératoire du joueur serait viré sur son compte en banque.

Contactée par l'AFP, une porte-parole de la RFEF a déclaré vendredi que, dès que le Barça transmettrait son feu vert, la délivrance du CIT serait "immédiate".

"Le contrat de Neymar sera homologué dans l'après-midi, il pourra jouer dimanche" à Guingamp pour la 2e journée de Ligue 1, a déclaré vendredi la Ligue de football professionnelle française (LFP).

Guingamp en ébullition
L'ailier de 25 ans sera donc, sauf coup de théâtre, disponible pour jouer dimanche contre Guingamp, une semaine après avoir été présenté en grande pompe au Parc des Princes.

Vu le retentissement mondial du transfert de Neymar, devenu le joueur le plus cher du monde et le deuxième mieux payé, c'est un sacré événement que s'apprête donc à vivre le stade du Roudourou et ses 17.000 places, qui ont déjà toutes été vendues.

La présence de Neymar est une excellente nouvelle pour le PSG et ses supporters, pour les diffuseurs de la rencontre, les instances du football français et aussi pour les spectateurs bretons qui ont pris leur billet pour la rencontre.

"Beaucoup de fierté"
Même le président de Guingamp, Bertrand Desplat, s'est réjoui de cette présence annoncée. Interrogé par le quotidien Le Télégramme, le premier jeudi soir à avoir affirmé que le CIT de 'Ney' était sur le point d'être délivré, Desplat a expliqué ressentir "beaucoup de fierté pour le club" d'être "au milieu de cette actualité".

Les seuls à ne pas se réjouir de la présence de Neymar seront peut-être les défenseurs guingampais, qui risquent de passer 90 minutes stressantes à surveiller la nouvelle merveille du championnat de France, ses dribbles inarrêtables et ses éclairs de génie.

Côté Barcelone, le gigantesque transfert de fonds n'est pas une information anodine au moment où le club tente d'enrôler, pour remplacer Neymar, le Brésilien Philippe Coutinho et le Français Ousmane Dembélé. Or, leurs clubs respectifs, Liverpool et le Borussia Dortmund, se montrent très gourmands en indemnités de transfert.

Pour le PSG, la question la plus pressante est désormais de savoir comment jouer avec Neymar. En 4-3-3, comme la saison dernière, ce qui pousserait l'Allemand Julian Draxler sur le banc? En 4-2-3-1, schéma de jeu apprécié par Unai Emery mais offrant peut-être moins de garanties défensives?

Quel que soit le plan de jeu, la première apparition de Neymar sous le maillot parisien sera en tout cas un événement qui devrait profiter d'une vaste répercussion dans le monde. Sauf nouveau contre-temps, Guingamp aussi. Même si, comme l'a rappelé Bertrand Desplat dans Le Télégramme: "Il ne faut pas se prendre pour ce qu'on n'est pas ou voler la vedette à celui qui la mérite".