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Kylian Mbappé, jeune prodige du football moderne

A seulement 20 ans, Kylian Mbappé est un footballeur accompli, qui a réussi des choses qu’on n’aurait jamais imaginé pour son jeune âge. De belles performances sur le terrain, une coupe du monde déjà à son actif, le français est en passe de défier les pronostics les plus hallucinants qu’on aurait pu faire sur la base des performances de ses prédécesseurs sur les pelouses.

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Drogba envoie son équipe finale

Comme le vin, il se bonifie en vieillissant. Sur le départ et en fin de carrière, Didier Drogba a de quoi donner des regrets aux dirigeants du club de Phoenix rising (D2 américaine).

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Pourquoi il n'y a aucun joueur noir dans l’équipe Argentine?

Le tableau de la Selección Argentina ne comprend aucun joueur noir. En fait, l'Argentine elle-même ne comprend guère de noirs, point barre.

Les équipes d'Amérique latine telles la Colombie, le Honduras, le Costa Rica, l'Équateur, l'Uruguay et le Chili illustrent toutes la pluralité qui habite leur pays respectif. Malgré leurs immuables problèmes de discrimination raciale, ces nations ont livré passage à l'athlétisme noir aux fins de l'ultime épreuve: la Copa del Mundo.

À l'époque coloniale, la proportion d'Africains s'élevait à environ 50 % dans la moitié des provinces de l'État argentin. Le général José de San Martín, révolutionnaire qui mena la charge pour arracher l'indépendance à l'Espagne dominante, dénombrait 400 000 Afro-Argentins. Il les convoitaient à titre de recrues dans son armée souverainiste: les hommes noirs comptant pour 65 % de ses troupes.

Or, le recensement de 2010 chiffre la population afro-argentine à 150 000, soit moins d'un demi-pour cent.

Comment les Africains ont-ils disparu? 

Bien que la traite esclavagiste argentine soit abolie en 1813, de nombreux Afro-Argentins sont toujours retenus comme esclaves. L'émancipation est promise à ceux qui se livrent aux combats guerriers que déclare l'Argentine. La plupart des hommes africains s'enrôlent avec espoir de gagner leur liberté. Ils sont envoyés au front, le plus souvent en première ligne. Ils périssent en se battant pour un pays qui ne reconnaît ni leurs droits, ni leur valeur humaine.

Jusqu'en 1853, la loi contraint les propriétaires d'esclaves à céder 40 % de leurs «biens» esclaves au service militaire. On tend la promesse d'affranchissement à toute personne qui termine ses cinq années de service - un engagement rarement tenu.

Au fil des ans, des mesures gouvernementales à la fois ostentatoires et hermétiques promeuvent le nettoyage ethnique et, disent certains, le génocide. L'Argentine est maintenant le pays «le plus blanc d'Amérique du Sud,» soit 97% (selon le CIA World Factbook). Les Argentins eux-mêmes ont purgé leurs racines africaines de leur paysage et conscience socio-historique.

Ce que vous ne lirez pas dans les tomes touristiques du Routard, c'est que le pays entier a été construit essentiellement par des Africains réduits à l'esclavage. Les plus beaux édifices, dont l'Estancia Santa Catalina de Cordoba (un domaine jésuite fondé en 1622 qui figure maintenant sur la liste des sites du patrimoine mondial de l'UNESCO), sont bâtis et entretenus par des noirs. En particulier, cette propriété a conservé les quartiers des esclaves, une petite structure de boue dans laquelle on ne peut même pas se lever debout, en dehors de son enceinte. Sans surprise, nul n'en fait mention. Voilà l'un des rares éléments de preuve de l'héritage qu'ont transmis les Africains à l'Argentine.

Bien que l'Argentine désavoue la dot que les esclaves transatlantiques lui a léguée, la vérité jaillira tôt ou tard. Les historiens ont découvert que la genèse du tango, lui aussi, remonte aux quartiers d'esclaves afro-argentins.

  • Publié dans News
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