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Destruction des 18 000 tonnes de riz impropres: Il y a problème, l'opération suspendue

  • Ecrit par www.linfodrome.com
  • Publié dans Sport

C’est le 16 avril 2019, que l’opération de destruction a débuté.



Il est fort possible que les trois mois prévus pour l’opération de destruction des 18 000 tonnes de riz birman, révélées impropres à la consommation ivoirienne, et qui a débuté le 16 avril ne suffisent pas. En effet, de fortes indiscrétions proches de cette mission d’État, nous ont appris, le jeudi 16 mai 2019, que cette opération est suspendue.

Des témoins, sur le terrain, notent que cela fait quelques jours que les camions qui doivent transporter le riz prohibé vers le Centre de valorisation d’enfouissement technique (Cvet) de Kossihouen, à 45 km sur l’autoroute du Nord, ont arrêté de circuler. Nos sources nous informent que la raison de cette suspension, est que l’opérateur économique chargé de cette mission de transport, a décidé de marquer une pause, le temps d’être payé pour cette activité. Parce qu’à la réalité, «l’opérateur n’a pas encore reçu son paiement ».

Toujours, selon nos sources, c’est à l’entreprise Olam International Limited, exportatrice de ce riz à destination de la Côte d’Ivoire, qu’il revient de payer la facture de destruction des 18000 tonnes de riz.

Il faut rappeler que le ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des Pme, Souleymane Diarrassouba, a sanctionné les premiers acteurs qui ont concouru à l’importation de ce riz, notamment les sociétés Olam International Limited et Alimentation Toumodi Sarl.

Sur la sécurisation du processus de transfert des stocks de riz du Port autonome d’Abidjan (Paa) au Cvet, il faut savoir que l’opération est encadrée comme suit : le chargement du riz au Paa est effectué dans des camions conteneurisés ; le transport est fait sous escorte sécuritaire de la gendarmerie et de la douane du Paa jusqu’au Cvet ; le déchargement des camions à Kossihouen est suivi du retrait du riz de son emballage. Après, suivent les étapes d’enfouissement du riz dans la décharge et le transport des emballages sous escorte de Kossihouen vers les centres d’incinération agréés. C’est tout le processus qui est suspendu pour le moment. Nous y reviendrons