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La césarienne 50 fois plus mortelle pour les femmes africaines

  • Ecrit par beninwebtv.com
  • Publié dans Santé

Une étude parue dans la revue britannique The Lancet montre que le nombre de femmes qui décèdent suite à une césarienne est beaucoup plus élevé en Afrique, en comparaison aux pays riches.

Selon les résultats de cette étude, près d’une femme sur 200 est décédée après une césarienne en Afrique.

Une femme africaine sur 200 meurt des suites d’une césarienne. Dans la revue médicale The Lancet, des chercheurs africains publient les résultats d’une vaste étude menée sur la mortalité et la césarienne sur le continent. En Afrique, le taux de mortalité des césariennes est 50 fois plus élevé que celui des pays riches.
5,43 décès pour 1000 opérations

Les données récoltées concernent 3 684 femmes ayant accouché par césarienne dans 22 pays d’Afrique sub-saharienne, sur une durée de sept jours en 2016. Au total, 20 femmes sont décédées pendant l’accouchement ou dans les 28 jours qui l’ont suivi. Cela représente 5,43 décès pour 1000 opérations, le même taux en Europe est d’environ 0,1 décès pour mille.
Des complications plus fréquentes

633 femmes ont eu des complications pendant ou après l’accouchement, il s’agissait principalement de saignements. D’après l’étude, les femmes africaines ont trois fois plus de complications que les femmes des pays à haut revenu. Le risque de complications pré-opératoires est élevé pour une grande partie des mères, car elles sont nombreuses à souffrir de complications pendant la grossesse : rupture de l’utérus, complications placentaires, saignements, etc. Dans près de 80% des cas, les césariennes sont réalisées dans l’urgence.
Une série de recommandations

Bruce Biccard est l’un des auteurs de cette étude, et préconise d’améliorer l’accès à la césarienne. Cela pourrait permettre aux femmes d’être prises en charge plus tôt pour éviter certaines complications. Il suggère aussi d’améliorer la sécurité de ces opérations en identifiant les risques de saignement bien en amont, en réduisant les restrictions à l’usage des traitements anti-hémorragiques ou encore en facilitant l’accès aux produits sanguins de longue durée de conservation.

Ce professeur recommande d’aider à la formation des non-médecins à l’anesthésie grâce à des applications ou des sites internet. En Afrique, le taux de césarienne est inférieur, de manière générale, à 10%, alors que la communauté scientifique internationale s’accorde à dire que le taux de césariennes nécessaire serait compris entre 10 et 15%.