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Espagne : un demandeur d’asile burkinabé dit avoir été marin au Burkina Faso, un pays enclavé

Les africains abusent de la situation d’instabilité chronique prévalant sur leur continent pour tenter d’émouvoir les européens avec des déclarations fantaisistes de demande d’asile politique.

Le droit d’asile est un droit fondamental reconnu par la Déclaration universelle des Droits de l’homme, la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et la Convention de Genève. Face aux autorités désignées persécutrices, les victimes ont droit à une protection internationale. Le demandeur réclame le plus souvent le statut de réfugié en raison d’une situation de danger en relation avec ses idées politiques.

Depuis 1974, année de fermeture des frontières à l’immigration de travail, la demande d’asile est une des rares voies d’entrée en Europe. Encadrée par des textes internationaux, inscrite dans le droit constitutionnel, elle est devenue, au fil des ans, plus difficile à faire reconnaître. Les autorités des pays d’accueil tentent de repérer les « faux réfugiés politiques », migrants économiques cherchant à contourner les lois en vigueur pour s’établir dans un pays tiers.

Au nom de la lutte contre les demandes d’asile infondées, des contrôles de police renforcés rendent plus difficiles les demandes d’asile légitimes. Le durcissement des réglementations et de la définition légale de « l’ayant droit à l’asile » implique une suspicion systématique de tricherie du demandeur face aux services d’immigration. La montée des idées populistes en Europe ne pouvant qu’amplifier ce phénomène.

Mais toutes ces dispositions n’arrêtent pas la volonté des africains de s’établir dans ce qu’ils croient être leur terre promise. Une fois atteinte, rien n’arrête leur imagination pour émouvoir les décideurs..

L’africain et sa demande d’asile politique

Durant le règne de Mobutu Sese Seko, de nombreux Zaïrois ont choisi la Belgique comme terre d’asile. Ils sont devenus la risée des policiers des frontières en poste à l’aéroport Bruxellois de Zavaten Leurs déclarations se ressemblaient tant que les policiers les complétaient seuls : « Ma vie était menacée par le pouvoir de Mobutu… j’ai été emprisonné, une personne de bon cœur m’a aidé et je me suis retrouvé je ne sais comment dans un avion… »

En Irlande, interrogé sur le moyen par lequel il était arrivé à Dublin, un Nigérian a répondu à l’officier de police : «  Je suis venu ici à cheval. Avec mon cheval j’ai traversé toute l’Afrique et l’Europe continentale avant d’arriver ici. Mon cheval est même attaché dehors ». Grace à cette déclaration démente, laissant entendre qu’il souffrait de troubles psychiatriques, sa situation administrative a été régularisée.

L’africain déclare le plus souvent ne pas savoir comment il est arrivé sur sa terre d’accueil. C’est le cas d’un Guinéen de Conakry qui dans sa déclaration à laissé entendre avoir fui son pays pour échapper à la mort. « Mon père était le roi de la forêt, et quand celle-ci a brûlé, tout le village nous en voulait. Ma mère et mes deux sœurs ont été tuées, je n’ai pas de nouvelles de mon père et moi je ne sais pas comment je me suis retrouvé ici ».Son interlocuteur lui a quand même rappelé que selon les récits et contes, le roi de la forêt en Afrique était le Lion.

Un Burkinabé n’a pas trouvé mieux que de déclarer qu’il était marin. Sa désobéissance aux ordres lors d’une opération commando contre des opposants serait la cause de sa fuite en Espagne. Excédé par ses déclarations fantaisistes, le policier a explosé « Explique moi comment tu peux être marin dans un pays sans mer, sans océan et sans grand fleuve ? »

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