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Cet ancien millionnaire vit sur une île déserte à la suite d'un krach boursier

C'est en 1997 que David Glasheen a décidé de tout plaquer. Dix ans auparavant, il avait perdu l'ensemble de sa fortune évaluée à 28,4 millions de dollars (25,5 millions d'euros) à la suite d'un krach boursier. Il s'est ensuite installé sur Restoration Island, une île déserte australienne. "Je veux mourir ici, où irais-je sinon? C'est mon paradis sur Terre", affirme ce Britannique de 73 ans dans le Mirror.
 

    Ici, il y a des serpents, des araignées, des crocodiles, mais c'est plus sûr ici que dans de nombreuses parties du monde où il y a des attaques terroristes

David Glasheen, 73 ans

C'est un Robinson Crusoé des temps modernes. En mai 1987, David Glasheen, ancien magnat de l'immobilier, perdait l'ensemble de sa fortune évaluée à 28,4 millions de dollars (25,5 millions d'euros) à la suite d'un krach boursier. Dix ans plus tard, il s'installait sur Restoration Island, une île déserte australienne. Il n'a eu pour unique compagnie que deux chiens depuis 20 ans. Quassi a été tué en 2015 par un serpent. Il partage aujourd'hui son temps uniquement avec Polly.

"Quand je suis arrivé ici, j'étais malade à cause de l'argent - l'argent est ce qui détruit les gens - et mon mariage s'est brisé", rembobine David Glasheen. "Ce que je préfère ici, c'est le fait d'être en paix et de profiter de la nature, c'est un endroit magnifique dans une partie oubliée du pays".

Menacé d'expulsion
Régulièrement, David Glasheen est menacé d'expulsion par les autorités australiennes. Il avait d'abord signé un bail de 43 ans avec l'État australien afin de vivre légalement sur cette île. En échange, l'ancien homme d'affaires devait développer les infrastructures touristiques des 1,53 hectares des lieux. Malgré les projets de création d'hôtel promis par David Glasheen, la justice australienne n'a cessé de le mettre en garde en vue d'une prochaine expulsion.

"Je veux mourir ici, où irais-je sinon? C'est mon paradis sur Terre", poursuit-il dans le Mirror.

David Glasheen aime vivre sur son île déserte, même s'il reconnaît toutefois que les conversations avec les autres lui manquent,  "tout comme le contact physique avec d'autres gens". En pleine nature, son quotidien est loin d'être un long fleuve tranquille. Le septuagénaire a déjà dû être conduit en urgences à l'hôpital après avoir été mordu par une araignée.

"C'est plus sûr ici"
"Les éléments et la vie sauvage sont dangereux, si vous vous attirez des ennuis, vous êtes mort. Ici, il y a des serpents, des araignées, des crocodiles, mais c'est plus sûr ici que dans de nombreuses parties du monde où il y a des attaques terroristes", conclut avec philosophie David Glasheen.

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