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Tout sur le viol présumé de la lycéenne en Côte d'Ivoire : Des confidences sur le professeur

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  • Publié dans Société

Le calme est revenu, mais la situation reste toujours tendue, selon des sources sécuritaires, sur place.

La ville de Toulépleu (600 km à l'ouest d'Abidjan) a été le théâtre des scènes de violence, le vendredi 24 mars 2017, nées d'un mouvement de mécontentement des élèves. Ils manifestaient contre un enseignant qui aurait été surpris en plein « coït » (rapport sexuel) avec une élève de sa classe.

 M.C, professeur de Mathématiques dans cet établissement, aurait été pris, en pleins ébats sexuels avec une élève de sa classe, dans l'enceinte du Lycée. Les faits se seraient produits dans le bureau de celui-ci. «  Dans le Lycée, nous avons attribué un bureau aux enseignants de Mathématiques. Dans ce bureau, l’enseignant M.C. y a aménagé un lit pour se reposer, chaque fois que besoin se fait sentir. Mais, il a transformé ce bureau en chambre de passage », regrette, très ahurie, une autorité du Lycée que nous avons jointe par téléphone le dimanche 26 mars 2017, en début d'après-midi.

Selon notre interlocuteur, l'enseignant en question, ce jour-là, après ses cours, « a invité, dans son bureau, 3 filles de sa classe, et leur a proposé une « partie carrée », c'est-à-dire « l'amour de groupe » appelé communément partouze, contre bonification de leurs notes. Deux des trois jeunes élèves, toutes en classe de 5 ème, âgées entre 14 et 15 ans, déclinent l'offre du professeur, et se retirent. C'est donc par ces filles que le scandale éclate. Notre source poursuit pour dire, qu'une fois dehors, les jeunes filles informent leur chef de classe, qui, à leur tour, informe les autres chefs de classe.

L'information se répand comme une traînée de poudre dans l'établissement. Il va s'en suivre un enchaînement de calvaire, d'actes dégradants et d'humiliations pour l'enseignant. La «  meute » d'élèves qui l'aurait pris dans la tenue d'Adam avec son élève, a menacé de le lyncher. Il a fallu l'intervention des autorités de l'établissement. L'infortuné professeur a été extirpé du bureau, sous les jets de pierres et quolibets des élèves, par des éléments des Forces armées de Côte d'Ivoire ( Faci) du commandant Zabra, soutenus par la police. Il a d'abord été conduit dans les locaux de la police.

Face à la montée de la tension, avec des élèves surexcités, lançant des invectives et scandant «  professeur violeur», M.C. y a été discrètement exfiltré pour être mis à la disposition de la gendarmerie où il est, depuis, gardé «  pour sa sécurité », avons-nous appris. Le professeur, face aux policiers et gendarmes, a nié en bloc les faits. «Ce même enseignant a été accusé par 3 élèves, au cours l'année scolaire 2015-2016, de les avoir enceintées. Une situation que nous avions gérée avec beaucoup de peine », nous a confié notre source.Lire la suite sur linfodrome