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Construction du 4è pont : Une ong tire sur la sonnette d’alarme

  • Ecrit par Linfodrome
  • Publié dans Société

Sylla Sékou réclame l’indemnisation et le recasement avant le déguerpissement (ph: archives)



«Le déguerpissement est imminent alors que les populations impactées par le projet de construction du 4è pont d’Abidjan ne sont ni indemnisées, ni recasées », a claironné Sylla Sékou, président de l’Ong Colombe ivoire. Il a fait savoir son intention d’attirer l’attention des autorités ivoiriennes, au cours d’une conversation téléphonique vendredi 8 février 2019.

« Pourtant, le bailleur principal de ce projet, la Bad a exigé que les populations impactées par ce projet soient d’abord recasées et indemnisées avant leur déguerpissement. Mais, aujourd’hui je vous dis, ce processus n’est pas encore respecté », a-t-il accusé.

Avant d’expliquer une déconvenue avec les autorités municipales d’Attécoubé. «  Mercredi 6 février 2019, nous avons organisé cette cérémonie pour faire le bilan annuel de nos activités 2018 et perspective 2019. Et présenter notre projet éco-quartier pour sortir les populations de la précarité. A cette occasion, une conférence portant sur : «4è Pont, impacts environnementaux et effets sur la vie des populations impactées » devrait être animée par un professeur d’Université, Pr Gogbe Téré. Malheureusement nous étions en pleine conférence quand le secrétaire général de la mairie est venu interrompre la cérémonie, au motif que la mairie ne m’avait pas accordé l’autorisation. Alors que la veille, j’ai informé la mairie et même j’ai invité le maire parce qu’il avait des ministères qui devraient venir », a-t-il dénoncé.

Celui qui se présente comme le défenseur des populations a fait observer que sa volonté n’a jamais été de chercher à défier l’autorité. «Nous ne sommes pas contre le projet de 4è pont. Bien au contraire. Pour nous l’objectif, c’est de sortir les populations de la précarité et de créer un quartier durable. Ces quartiers sont Boribana, Yaosséhi et qui sont des quartiers précaires. Dieu merci. Aujourd’hui si un projet de développement qui touche les populations qui vivent dans la précarité arrive, je pense que c’est une bonne chose. Mais, il faut que les choses se fassent dans le respect de l’accord de prêt et en faveur des populations  », a-t-il souligné.