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Le procès du narcotrafiquant «El Chapo» a été reporté : Le temps d’étudier le dossier d’inculpation, soit 290 000 pages et ..

  • Ecrit par www.liberation.fr
  • Publié dans Le monde en bref

 Joaquín «El Chapo» Guzmán à l'aéroport de Long Island, le 19 janvier 2017, après que le Mexique a accepté de l'extrader. Photo Reuters


Joaquín Guzmán, qui dirigeait le tristement célèbre cartel de Sinaloa, ne devrait pas comparaître à New York avant septembre. Détenu dans des conditions particulièrement sévères, il souffrirait, d'après son avocat, de crises de paranoïa.


Joaquín Guzmán, alias «El Chapo», le plus célèbre trafiquant de drogue de la planète, devait être jugé en avril 2018 aux Etats-Unis par la cour fédérale de Brooklyn, à New York. Son avocat, Eduardo Balarezo, a obtenu mercredi le report du procès au mois de septembre afin d’avoir le temps d’étudier le dossier d’inculpation, soit 290 000 pages et des milliers de documents audio ou vidéo.

Interpellé en janvier 2016 au Mexique et extradé aux Etats-Unis en janvier 2017, «El Chapo» («le courtaud»), âge de 63 ou de 60 ans suivant les sources, est accusé d’avoir dirigé le puissant cartel de Sinaloa. En raison de ses précédentes évasions, il est détenu dans des conditions d’isolement particulièrement sévères à Manhattan, avec des visites limitées. Son avocat a récemment donné des détails sur le régime de son célèbre client. Il passe vingt-trois heures sur vingt-quatre dans sa cellule, où la lumière est allumée en permanence. Il est vêtu d’une combinaison orange et dispose d’une douche et de toilettes. L’unique heure quotidienne qu’il passe hors de sa cellule est consacrée à la promenade, avec un vélo fixe à disposition.

L’avocat a en outre livré un bulletin de santé mentale du détenu, qu’il visite une fois par semaine. Au quotidien espagnol El País, il confie : «El Chapo souffre de crises de paranoïa et perd la mémoire. Nous parlons d’un sujet et quinze minutes plus tard, il a tout oublié.» Eduardo Balarezo concède toutefois : «Il conserve sa bonne humeur et il nous arrive de rire.»

Le mois dernier, l’avocat d’origine équatorienne, spécialisé dans la défense de trafiquants de drogue, a été accusé par le ministère public d’avoir fait passer à l’extérieur des messages de son client, dont certains pourraient s’apparenter à des menaces à l’égard de témoins susceptibles de s’exprimer lors du procès à venir. Balarezo a démenti.