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L’opposant Moise Kamto toujours en détention au Cameroun : Les motifs de son arrestation n'ont pas encore notifiés

L'opposant Maurice Kamto toujours en détention.



Deux (02) jours après son arrestation à Douala puis son transférement à Yaoundé, les charges ayant conduit à l’arrestation de l’opposant Moïse Kamto, président du Mouvement de la renaissance du Cameroun (Mrc), demeurent inconnues. Cette information émane du confrère Jeune Afrique.

Les avocats du challenger de Paul Biya lors du scrutin présidentiel d’octobre 2018 dénoncent une procédure illégale. En effet, ils affirment avoir été empêchés de rencontrer leur client qui n’a eu droit qu’à une visite de sa famille depuis son transferement à Yaoundé. Selon une source concordante qui s’est confié à Jeune Afrique, Maurice Kamto a passé sa deuxième nuit de garde à vue dans les locaux du Groupement d’intervention opérationnel (GSO), où il a dormi sur un matelas posé sur le sol. Même si pour l’heure Maurice Kamto n’a subi aucune violence physique, sa nuit aurait été perturbée à plusieurs reprises par les agents du Gso.

Pour le porte-parole de Maurice Kamto, Olivier Bibou Nissack,  il s’agit d’une arrestation arbitraire. « Il s’agit ni plus ni moins d’une arrestation arbitraire. Sinon, comment peut-on interpeller quelqu’un à son domicile, le placer en garde à vue, avant de chercher le motif de sa détention ? », a-t- il indiqué. Les acteurs de l’opposition envisagent désormais rallier le Mrc dans sa lutte lors du second acte de la ‘’marche blanche’’, prévu pour le samedi 2 février 2019. A cet effet, plusieurs responsables du  Social Democratic Front (Sdf) et du Cameroon People Party (Cpp) se sont dit prêts à rejoindre ce mouvement, ce qui augure de nouvelles manifestations agitées à travers le pays. « Nous attendons la réaction des partis politiques afin d’arrêter ensemble la stratégie pour la poursuite victorieuse des « marches blanches » engagées depuis le 26 janvier et qui se poursuivront les 2 et 9 février 2019 », indique un communiqué du parti Mrc dont Jeune Afrique a reçu copie.

Faut-il le rappeler, le parti de Maurice Kamto avait appelé à des marches contre la réélection de Paul Biya, 85 ans, dont trente-six au pouvoir. Depuis l’annonce des résultats, fin octobre, Maurice Kamto n’a cessé de dénoncer un « hold-up électoral ». L’ex-candidat du MRC Maurice Kamto revendique toujours la victoire après être officiellement arrivé deuxième dans les urnes (14,23 % des suffrages) derrière Paul Biya, réélu avec 71,2 % des voix. Samedi dernier, 117 personnes ont été arrêtées lors de ces marches dans plusieurs villes du pays, dont Yaoundé, Douala et Bafoussam.