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Décès de Marcel Dibonan Koné, ancien ministre de la sécurité : Ce qu'il disait de Soro Guillaume

  • Ecrit par www.afrique-sur7.fr
  • Publié dans Côte d'Ivoire

Marcel Dibonan Koné, ancien ministre de la sécurité sous l’ère Henri Konan Bédié, est décédé dimanche 21 juillet 2019, a-t-on appris de sources proches de la famille.


Marcel Dibonan Koné, ancien ministre de la sécurité n'est plus !

Coup dur pour Henri Konan Bédié et la grande famille du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA). Marcel Dibonan Koné ancien ministre de la sécurité et cadre du plus vieux parti de Côte d'Ivoire, est décédé dimanche 21 avril 2019, des suites d’une longue maladie. L’on se souvient encore du franc-parler du ministre Dibonan Koné. « Il ne cachait pas ses émotions », témoigne l’un des proches du défunt.


Feu Marcel Dibonan Koné, faut-il le rappeler, avait eu à gérer les moments forts de la crise à l’Université. L’ancien ministre de la sécurité alors confonté à la fédération estudiantine et scolaire (FESCI), d'abord sous Guillaume Soro puis sous Charles Blé Goudé, avait eu des difficultés à ramener l’ordre au sein du système éducatif ivoirien, perturbé par le puissant syndicat des élèves et étudiants ivoiriens. La FESCI y dictait sa loi malgré la détermination du patron de la sécurité à retablir l'ordre à l'école . « Dites à Guillaume Soro que je le cherche !», avait-il déclaré avec fermeté à la presse en 1995.

Le ministre Marcel Dibonan Koné est demeuré à ce poste jusqu’au soir du 24 décembre 1999, date de l’accession au pouvoir du Général Robert Guéi à la suite d’un coup d’Etat militaire.


Toutes les institutions de la République avaient été dissoutes, y compris le gouvernement du président Henri Konan Bédié dans lequel figurait le ministre Dibonan Koné. Le patron de la sécurité ivoirienne, à l’époque, avait dit regretter de n’avoir pas pris la décision de mater l’insurrection militaire qui a conduit au coup de force de décembre 1999». En 2009, il expliquait dans le quotidien Nord Sud, pourquoi il apportait son soutien à Laurent Gbagbo, et affirmait : « Si le Pdci me chasse, j'organise une fête ».