Log in

Assoa Adou attaque à propos du rattrapage en Côte d'Ivoire : " On a l’impression que l’intelligence est allée se localiser au Nord ... "

  • Ecrit par www.afriksoir.net
  • Publié dans Côte d'Ivoire

Le lancement de la “campagne pour la réconciliation nationale et pour le retour de Laurent Gbagbo”, a eu lieu ce samedi 20 juillet 2019 à la place CP1 de Yopougon (Abidjan) par le mouvement Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS). Afrik Soir vous propose quelques larges extraits de l’intervention d’Assoa Adou, Secrétaire général du Front Populaire Ivoirien (FPI).



« Aujourd’hui pour mettre son enfant à l’école on nous parle d’inscription en ligne. Mais l’inscription en ligne a pour but d’enrichir les autres. L’enseignement public n’existe plus. L’école publique a été totalement privatisée de même que le secondaire. L’enseignement supérieur d’après les études est à 90% privatisé. Donc le régime qui est là a tué le service public de l’hôpital et de l’école », a fait savoir Assoa Adou devant un public acquis à sa cause.

« Mais chose grave ! Le rattrapage ethnique a infiltré toute l’administration ; ils ont tué l’administration. Pourquoi ? Lorsqu’on laisse de côté les étudiants qui sortent de l’ENA pour nommer comme administrateurs de région des analphabètes c’est que le pays recule. Nous sommes arrivés là parce qu’ils ont introduit dans ce pays ce que nous n’avons jamais connu ; ce qu’ils appellent le rattrapage ethnique. Quand tu prends la liste de ceux qui sont admis à un concours on a l’impression que l’intelligence a quitté les autres régions de la Côte d’Ivoire pour aller se localiser au nord », a-t-il dénoncé.

« Chose plus grave le rattrapage ethnique existe aussi au niveau de la démocratie. En effet pour être député, si vous êtes au nord, vous avez besoin de 25 000 électeurs mais si vous avez le malheur d’être du sud, de l’ouest, de l’est, il vous faut 65 000 électeurs au minimum. C’est-à-dire dans ce pays il n’y a plus d’égalité. Même le développement, il y a inégalité de répartition des richesses du pays et c’est pourquoi les études montrent que 47% de nos population vivent sous le seuil de la pauvreté », a expliqué secrétaire général du FPI.

A l’en croire, « il y a un autre danger dont je vais vous parler. C’est ce que j’appelle la catastrophe écologique. La forêt ivoirienne est détruite. Ils ont infiltré des mercenaires qui se sont transformés en paysans qui occupent les forêts, les terres, les parcs nationaux, les plantations de café, de cacao etc. qui se sont transformés également en orpailleurs clandestins. Ceux-là sont très dangereux. Car non seulement ils détruisent la terre mais ils polluent l’eau que nous buvons ». « L’autre danger, est le problème de la sécurité d’abord intérieure. Tout à l’heure on vous a parlé d’enfants microbes. Des gens qui agressent et qui sont en liberté. Il y a les dozos, les coupeurs de route. Tout ça c’est l’insécurité », a-t-il énuméré.