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Journée de l’enfant africain : L’Ong Droits des enfants en Côte d’Ivoire exprime ses craintes pour 2020, ce qu’elle dit des enfants nés dans les années 2 000

  • Ecrit par www.linfodrome.com
  • Publié dans Côte d'Ivoire

La cérémonie avait pour but de créer un cadre de discussion des enfants avec les autorités de la Côte d’Ivoire, la RTI, et la direction de protection de l’enfant.



En prélude à la journée internationale de l’enfant africain célébrée chaque 16 juin de chaque année, à la mémoire des enfants noirs massacrés à Soweto, en Afrique du Sud en juin 1976 alors qu’ils organisaient une marche pacifique pour revendiquer leurs droits à une éducation de qualité, l’Ong Droits d’enfants en Côte d’Ivoire (Deci) a organisé une cérémonie à l’endroit des enfants de Côte d’Ivoire le samedi 15 juin 2019 à Abidjan-Cocody. Placée sous le parrainage du directeur général de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti), cette cérémonie avait pour but de créer un cadre de discussion des enfants avec les autorités de la Côte d’Ivoire, la RTI, et la direction de protection de l’enfant.

Au cours de cette cérémonie, le président du conseil d’administration de l’Ong Droits des enfants en Côte d’Ivoire (Deci), Toha Martial a exprimé ses craintes pour l’année 2020. Année au cours de laquelle se tiendra le scrutin présidentiel. « A l’approche de 2020, les discours des politiques font peur, l’actualité fait peur. Les enfants ayant 17 ans à ce jour n’ont connu que les bruits de fusils, la violence, les appels à la haine des autorités. Notre souhait aujourd’hui c’est que les politiques, les décideurs, les adultes disent non à la violence. Faisons les élections dans le calme de sorte que l’enfant puisse s’épanouir. C’est un devoir pour nous de protéger les enfants. Que la Côte d’Ivoire soit un pays où toutes les actions qu’on mènent se basent sur le respect strict des droits de l’enfant. », a dit le président du conseil d’administration de l’Ong Droits des enfants en Côte d’Ivoire.

Toutefois, Toha Martial demeure persuadé que la Côte d’Ivoire a connu des progrès en termes de protection des enfants. « La Côte d’Ivoire a connu des avancées en termes de leurs droits. La preuve, les enfants sont là ce matin en train de discuter de leurs droits. Il y’a un arrêté interdisant de frapper les enfants en milieu scolaire, l’existence d’une discipline qui parle des droits de l’homme et de l’enfant en milieu scolaire. Les organisations de défense des droits des enfants participent aux rencontres internationales, déposent leurs rapports d’examens périodiques universels, parviennent à contraindre l’Etat à déposer son rapport. Mais beaucoup restent à faire pour limiter le phénomène des enfants dits microbes, pour amener les enfants à proposer eux-mêmes aux élus ce dont ils ont besoin dans la communauté. Chaque fois, nous essayons de rappeler cela aux autorités. », a indiqué le premier responsable de l’Ong Deci.

Aboudramane Traoré, représentant du directeur général de la Radiodiffusion télévision ivoirienne (Rti) s’est quant à lui appesanti sur la question de l’immigration clandestine des enfants. Immigration, qui selon lui, dépossède l’Afrique de ses bras valides. C’est pourquoi, a-t-il exhorté les enfants à ne pas emprunter cette voie aux multiples conséquences fâcheuses. « L’immigration est le fléau principal qui guette l’Afrique. Ce fléau vide l’Afrique de ses bras valides. Des fois, ils (les migrants) finissent dans le désert et au fond des mers. Aujourd’hui, nous avons sensibilisé les enfants sur ce fléau. Dire aux enfants d’avoir un goût prononcé pour l’école. Mais l’école n’est pas la seule issue pour l’enfant. Si l’école ne marche pas, il faut apprendre un métier. Faire attention, l’immigration n’est pas une solution. Il faut qu’ils restent au pays. S’ils veulent immigrer, il faudrait qu’ils le fassent dans la légalité. », a exhorté Aboudramane Traoré.

Faut-il, le rappeler, selon l’Organisation internationale des migrants (Oim) près de 8.000 ivoiriens dont 1 400 mineurs, et 125 mineurs non accompagnés ont franchi les côtes italiennes. Le thème retenu pour cette édition de la journée de l’enfant africain est : « Luttons contre la migration clandestine pour protéger les droits des enfants. »