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Des exigences posées avant 2020 suite à une rencontre entre pro-Gbagbo et des députés français ( Les détails)

  • Ecrit par www.linfodrome.com
  • Publié dans Côte d'Ivoire

Le président de Eds, Georges Armand Ouégnin et sa coalition ont décidé de prendre leur bâton de pèlerin



Une delegation de la coalition pro-Gbagbo, Ensemble pour la démocratie et la souveraineté, a rencontré, à Paris, le vendredi 14 juin 2019, des deputes français.

Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (Eds) a repris son bâton de pèlerin pour la Côte d'Ivoire. Le professeur Georges Armand Ouégnin, à la tête d'une délégation, a été reçu hier, vendredi 14 juin 2019, au palais Bourbon à Paris pour impliquer le parti de Jean-Luc Mélenchon, ''La France insoumise'', dans cette lutte qu'il mène en faveur d'élections apaisées en octobre 2020 et aussi de la libération l'ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. Cette rencontre, diffusée sur les réseaux sociaux, visait à expliquer aux députés français la situation réelle de la Côte d'Ivoire après la crise post-électorale de 2010 afin de mieux se projeter sur les élections à venir de 2020. Toute chose qui a nécessité plusieurs thématiques comme la situation des prisonniers politiques, les massacres à l'ouest et l'impunité, l'état du système de santé, les questions des droits de l'Homme, la situation de l'école, le contexte économique, les défis pour des élections apaisées, les enjeux d'une vraie réconciliation … «La Côte d'Ivoire, à 18 mois des élections présidentielles, est à la croisée des chemins. Elle va mal si l’on s’en tient aux violences intercommunautaires et au climat social délétère. Nous pensons que ces élections à venir nécessitent au préalable que la réconciliation nationale se fasse», a informé Georges-Armand Ouégnin. Selon lui, la réconciliation nationale doit permettre de rassembler tous les Ivoiriens et imposer le retour du président Laurent Gbagbo, Charles Blé Goudé et de tous les exilés politiques en Côte d'Ivoire. Sans oublier la libération de tous les prisonniers civils et militaires parce que, a-t-il dit, il y a encore des prisonniers qui croupissent dans les geôles du pouvoir. «Nous ne voulons pas que lors des élections, des Ivoiriens meurent. Et, c’est un appel que nous lançons à tous nos partenaires. Nous sommes pour la paix, nous sommes pour la réconciliation nationale», a indiqué le président de Eds, soulignant qu'il veut bâtir avec tous les amis de la Côte d'Ivoire «un pays prospère, solidaire, qui tend la main à tous les autres pays et à ses partenaires privilégiés». Par ailleurs, le chef de la délégation de Eds a demandé au représentant de Jean-Luc Mélenchon de porter leur message de paix et de réconciliation non seulement aux parlementaires français mais aussi à toute l'Europe.
En réaction, le porte-parole des députés de ''La France insoumise'', Eric Coquerel, a salué l'initiative de Eds. Il a promis être leur ambassadeur vis-à-vis du reste de la gauche française et si possible du gouvernement français. « La Côte d'Ivoire va rentrer dans une nouvelle phase politique avec la perspective de l'élection de 2020 avec la probable candidature de Ouattara. Nous nous félicitons de la sortie du président Laurent Gbagbo de La Haye et nous souhaitons qu’il puisse retourner vivre dans son pays le plus rapidement possible si ce n'est immédiatement. Le traitement qu'il a subi ces dernières années est injuste et dangereux car il a plus qu'alimenté des rancœurs», a commenté M. Coquerel, prônant la réconciliation en Côte d'Ivoire. Selon lui, elle est indispensable pour renouer avec la paix. «Pas de justice des vainqueurs mais pas non plus de justice de revanche», a-t-il préconisé.

Parlant des prochaines élections en Côte d'Ivoire, le député français exige un processus électoral transparent avec la restructuration de la Commission électorale indépendante (Cei) et la révision en profondeur du listing électoral et le désarmement des «milices».

Avant de prendre congé de ses hôtes, Eric Coquerel a annoncé une visite prochaine en Côte d'Ivoire pour poursuivre les échanges.