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Nestor Dahi du FPI a été libéré après un jour de détention : Voici les curieuses questions que les enquêteurs lui ont posé

  • Ecrit par www.afriksoir.net
  • Publié dans Côte d'Ivoire

Les quatre responsables de la jeunesse de la branche pro-Gbagbo du Front populaire ivoirien (FPI, opposition) dont le secrétaire national Nestor Dahi ont été autorisés mardi soir à rentrer chez eux après 24 heures de garde à vue à la préfecture de police d’Abidjan. Leurs proches dénoncent une interpellation sans raison valable, alors que l’interrogatoire aurait, par moment, tourné à la vacuité.



Nestor Dahi et ces trois autres membres de la direction de la JFPI avaient été interpellés lundi à Yopougon (Ouest Abidjan) où ils “étaient en concertation” et conduits à la préfecture de police située à Abobo (Nord Abidjan).

Selon leur parti, ces responsables de la JFPI étaient poursuivis pour s’être “réunis constamment ces jours-ci. Sur instruction de leur hiérarchie, les policiers ont alors voulu savoir de quo”i ils parlaient et “leurs projets”.


Dans une note signée du secrétaire général Assoa Adou, la formation avait exigé quelques heures plus tôt “la libération immédiate et sans condition des camarades de la JFPI” et invité “le pouvoir à abandonner ses vieilles méthodes répressives qui n’effraient plus personne”.

A en croire un proche des interpellés, les enquêteurs leur aurait posé des questions relatives à des commentaires des propos d’Henri Konan Bédié, ainsi que des propos visant les étrangers. Des délits d’opinions dans lesquels ne se reconnaissent pas les accusés. De la routine, selon une source proche des enquêteurs.

Nestor Dahi a déjà été condamné en mai 2017 à 30 mois de prison pour “discrédit sur une décision de justice”, pour avoir participé en avril 2015 à “un congrès” à Mama, fief de l’ex-chef d’Etat Laurent Gbagbo, qui avait décidé de l’”exclusion” du président de l’autre frange du FPI Pascal Affi N’Guessan. Il a recouvré la liberté depuis janvier 2018.