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Affaire riz avarié à Abidjan : Le Secrétaire d'État en charge du Budget fait des précisions

  • Ecrit par www.linfodrome.com
  • Publié dans Côte d'Ivoire

Le Gouvernement est déterminé à situer les responsabilités dans l'affaire relative à l'importation de riz avarié en Côte d'Ivoire, dont la destruction a démarré. (Ph : DR)



Invité de la 4ème édition des « Rendez-vous du gouvernement », vendredi 10 mai 2019, le Secrétaire d'État en charge du Budget et du Portefeuille d'État, est revenu sur la question du riz avarié réceptionné au Port d'Abidjan et dont la destruction a démarré depuis un moment.

La destruction du riz Birman déclaré impropre à la consommation et déversé en mars 2019 au Port autonome d'Abidjan (Paa) se poursuit au centre d’enfouissement technique de Kossihouen, autoroute du nord. En attendant de situer les responsabilités sur cette affaire, le 26 avril 2019, le ministère du Commerce, de l'Artisanat et de la Promotion des Pme a pris des sanctions à l’encontre de deux entreprises, à savoir Olam international limited et la société Alimentation Toumodi Sarl.

Répondant aux questions des journalistes à l'occasion des « Rendez-vous du gouvernement », vendredi 10 mai 2019, à l'auditorium de la Primature à Abidjan-Plateau, le Secrétaire d'État en charge du Budget et du Portefeuille d'État, Moussa Sanogo a fait des précisions de taille. Il a expliqué que plusieurs acteurs interviennent dans le secteur des importations en Côte d'Ivoire. « La Douane n'intervient que pour lever la ressource financière sur le bien qui est censé traverser la frontière. Il y a d'autres acteurs qui vont s'assurer que le bien importé respecte certaines normes et que certaines procédures ont été respectées au niveau technique. Tout cela n'est pas du ressort de la Douane », a précisé Moussa Sanogo qui a souligné qu'il convient de se réjouir « qu'on ait mis la main sur ce stock de riz ». De l'avis de ce dernier, il n'y a pas de pays où il n'existe pas de tentatives de fraude ou d'actions illégales. Mais ce qui importe, poursuivra-t-il, « c'est de mettre en place des mécanismes qu'il faut pour pour vous permettre de les détecter quand elles se présentent. Je pense qu'avec ce qui s'est passé sur le riz avarié, il faut plutôt s'en satisfaire. Ça veut dire que les mécanismes mis en place fonctionnent bien », a été catégorique le Secrétaire d'État en charge du Budget.

Pour rappel, une cargaison de 18 000 tonnes de riz d'origine birmane de qualité douteuse a été déchargée au Port autonome d'Abidjan (Paa) du 11 au 18 mars 2019 par le navire Océan princess, en provenance d'Asie via les ports de Conakry (Guinée) et de Lomé (Togo).