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Côte d'Ivoire : Les engagements pris par le gouvernement en faveur de la lutte contre les violences faites aux femmes

La Côte d'Ivoire engagée à lutter contre les violences faites aux femmes



Faisant partie des pays comptant les taux de violences faites aux femmes les plus élévés, la Côte d’Ivoire ne compte pas rester inactive. Le gouvernement ivoirien entend mener des actions pour améliorer la situation du pays en la matière d'où les différents engagements pris.

Le principe d’égalité entre femmes et hommes est consacrée dans la Constitution ivoirienne. A l’issue de sa révision en novembre 2016, le texte fondamental, outre un préambule où la Côte d’Ivoire s’engage à promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, consacre plus de 12 dispositions visant l’atteinte de la parité et l’autonomisation de la femme. La Côte d’Ivoire a adopté en 2014 une Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre (Snvbg).

Tout ceci est le signe d’une volonté politique réaffirmée de la Côte d’Ivoire, dont le Chef d’état est devenu, en novembre 2017, le premier président d’Afrique francophone à adhérer au mouvement de solidarité HeForShe, initié le 23 janvier 2015 par les Nations Unies, piloté par ONU Femmes en vue de rassembler les hommes et les garçons dans la lutte en faveur de l’égalité des sexes et des droits des femmes. Un mouvement de solidarité pour une masculinité dite « positive » des hommes envers les femmes, visant à rassembler la moitié de l’humanité (hommes et garçons) en faveur de l’autre moitié, pour l’intérêt de tous.

Cependant, en dépit de performances économiques remarquables, la Côte d’Ivoire se trouve positionnée au 43ème rang sur 52 pays d’Afrique selon l’indice d’égalité du genre publié par la Bad en juillet 2015, à partir d’une évaluation réalisée selon 3 critères d’égalité (opportunités économiques, développement social, droit et institutions). Selon le Rapport Mondial sur le développement humain, publié par le PNUD en 2015, au niveau de l’inégalité du genre, la Côte d’Ivoire a perdu sept places, occupant le 151e rang mondial.

Concevoir les relations entre hommes et femmes cela permettra d’inverser cette tendance qui pèse sur la progression du pays vers l’émergence. La conception du pouvoir en tant que « avoir le pouvoir sur » doit être remplacée par le concept de « avoir le pouvoir de », c’est-à-dire le pouvoir en tant que compétences de l’individu ou de la collectivité. » Ce changement de paradigme, qui concerne les femmes, permettra de revisiter les normes sociales de domination masculine qui continuent de régir les rapports entre hommes  et femmes de Côte d’Ivoire, et fera baisser ces chiffres peu honorables des Vff en Côte d’Ivoire.

La Côte d’Ivoire s’est librement engagée à respecter les droits des femmes, l’a réaffirmé dans son texte fondamental à travers la Constitution révisée de 2016, a ratifié la quasi-totalité des conventions internationales et régionales y relatives. Elle doit l’acter, en le transposant dans ses dispositifs nationaux etc.

 

Source Onu- Femmes